Méfiance et anticonformisme

Méfiance et anticonformisme
Depuis tout môme, ça me dit trop rien de faire comme les autres. Déjà, sauter une classe, ça a été mon premier fait d'armes. Non, le deuxième, en fait, rapport à la fois d'avant, où j'avais voulu tester la résistance du corps humain au 220 Volts, alors que tous mes camarades étaient préoccupés par les coups de pied sautés des Tortues Ninja.
Aujourd'hui, ça se traduit plus par le port du poil long (visible sur mon profil, dernier joujou que j'ai trouvé sur skyblog), par exemple, ou encore par l'exemple que je vais vous exposer. Comme le montre cet astucieux schéma, tous les matins, il est d'usage d'attendre un bus, parfois à l'heure, parfois non. Le fait est que depuis que Grignon a la chance de m'accueillir comme habitant, l'attente du bus ne se fait pas du côté "arrêt de bus", mais en face, sous le porche de l'épicerie "La Georgette". Pourquoi ?
Aujourd'hui monopolisé par Adrien, dit "lâche tes coums", Ludo, dit "l'immat... euh l'introverti dadaïste", et ma propre personne, ce lieu a, d'année en année, abrité son lot de glandeurs. Mais pour quelle raison se retirer des autres ainsi ? Plusieurs solutions me viennent à l'esprit, en vrac :
- Une auto-suffisance, qui nous fait penser qu'on a pas besoin des autres
- La proximité de l'épicerie, où on piquait les paquets de cartes Pokemon à l'époque (Oh ! Y a prescription !) et où on achetait nos rations de saloperies salées.
- Une générosité d'âme, qui nous fait nous rendre compte que le niveau de nos conversations pourrait filer des complexes aux minots de 11 ans
- Pour voir et être vu (pour ce qu'il y a à voir en face, bof, mais pour être admirés, ça peut se tenir, comme explication)
- Parce que ça crée un parallèle scène/public, et notre égo artistique (à nous trois, on est poête, musicien, sportif, peintre, branleur...) bouillonne de plaisir.

Je ne vois pas d'autre explication, donc éclairez-moi si vous le pouvez.

# Posté le jeudi 15 mars 2007 14:55

Modifié le mercredi 23 mai 2007 17:46

Ensemble blâmons le JT !

Ensemble blâmons le JT !
Ceci est un article (un peu retouché) que j'avais écrit sur mon précédent blog, au mois de Mars, pendant les émeutes anti-CPE. Le plus effrayant, c'est de voir qu'il est toujours d'actualité...

A l'heure où notre planète danse sous les feux des bombes et autres kamikazes, il me semblait important de faire une mise au point. Les génériques, par ailleurs affreux, des journaux télévisés, semblent être aujourd'hui moins annonciateurs de surprise ; en effet, une fois ces airs dignes des plus grands orchestres ouzbèques terminés, ce sont toujours les mêmes paroles : "Bonjour,nous sommes le..., les titres de l'actualité : 20 morts dans l'explosion d'un bus à Gaza, 15 civils tués en Irak, sans oublier, entre les deux, un reportage sur la fabrication des flûtes traversières à St Brévin les pins, charmant village de la Creuse, ou sur les derniers forgerons des petits villages de Saône et Loire, voire même sur les loutres savantes d'un dresseur moustachu du Périgord, ou de Normandie, mais passons.
Notre monde est-il devenu terrifiant au point de mélanger les informations ainsi?? Au point de mélanger victimes d'attentats et moustiques savants ??? La réponse semble évidente.
Mais quelles sont les solutions s'offrant à nous? Nous, "jeunes et cons", dixit Damien Saez dans sa chanson éponyme, ne pouvons rien à cela. Sans doute trop occupés à lutter, à résister au plan anti-chômage de Monsieur de Villepin... Et à la faveur de quelques vitres cassées par des imbéciles, le CPE prend immédiatement une place de choix dans les journaux télévisés. Il faudrait à un moment où à un autre songer à arrêter de prendre les jeunes pour des cons. Revenons au CPE, qui lui même avait succédé en guest-star des JT à la grippe aviaire, aux journalistes kidnappés, j'en passe et des meilleures. Je ne critique pas le monde dans lequel nous sommes nés, et probablement dans lequel nous mourrons, mais ce qu'il est devenu.
Enfin, si je critique les loutres savantes du monsieur moustachu, c'est qu'au fond je les aime bien, avec leurs petites frimousses. Quoi qu'il en soit, j'attends avec impatience le jour où l'artisanat du Poitou-Charentes fera les premiers titres du JT de Jean Pierre Pernault, c'est que le monde sera redevenu rudement meilleur. Sans doute suis-je naïf de penser cela, mais j'espère, comme chacun d'entre nous, bannir les mots attentats, kamikaze, de notre vocabulaire. Définitivement.
Et longue vie aux forgerons et aux otaries savantes!!


STATISTIQUE INUTILE :
Chaque année, environ 100 personnes/an meurent en s'étouffant avec un stylo. (Vous vous demandez quel est le rapport avec le sujet ? Moi aussi...)
-> Cette statistique est tirée de ce génial site, regroupant des "Breaking-news", ces informations courtes, drôles, et surtout inutiles. Je vous le conseille vivement^^
Faut cliquer ici pour y aller, parce que si vous cliquez à côté, ça marche pas

SONDAGE IDIOT
Quel générique voudriez-vous pour le JT, admettons bien sûr que l'actuel ne vous convienne pas ?
A/ Si, il me convient, et je t'emmerde ! (avantage : faire fermer sa gueule à MTG)
B/ Antisocial, de Trust (avantage : attirer les réticents anars d'extrême gauche sur TF1)
C/ Sex Bomb, de Tom Jones (avantage : résume parfaitement le contenu de la télé d'aujourd'hui, à savoir du sexe et de la violence)
D/ Ta meilleure amie, de Lorie (avantage : faire fuir les téléspectateurs de TF1, et ne garder comme audience qu'une élite féminine 6-10 ans)
E/ Aïcha, de Khaled (avantage : préparer sereinement les prochaines élections)

# Posté le mardi 20 février 2007 05:18

Modifié le vendredi 22 juin 2007 09:22

8 raisons pour ne pas aimer les parisiens

8 raisons pour ne pas aimer les parisiens
Ironie maximum là-dessus, mais j'ai essayé de réunir 8 raisons pour lesquelles nous ne devrions pas aimer les habitants de la capitale. Jalousie, haine gratuite ? A vous de juger.

1 - Le PSG
Une grande partie du budget de la Mairie de Paris passe dans ce club de football "professionnel". En amateur de football, je ne vois pas le souci, dans la mesure où le sport a un role social. Peut-être aussi parce qu'après 40 ans d'existance, il a un palmarès plus important que celui de la plupart des autres clubs. Et en plus, je suis pour l'OM (euh, nananère, c'est comme ça qu'on dit, je crois).

2 - Les émissions jeunesse
Tout petit déjà, on nous engraine pour ne pas aimer Paris. Comment ? En ne diffusant les émissions pour enfant, comme les Minikeums, pendant les vacances uniquement de la zone C, nous contraignant ainsi à regarder Thé ou Café, présenté par Sophie Davant (ou d'après, c'est selon! uh uh !), ou encore le Téléshopping de Laurent Cabrol. Ces émissions, comme chacun sait, font le bonheur et l'épanouissement des enfants. Cela dit, quand on voit certains dessins animés d'aujourd'hui, on se dit que Thé ou Café, finalement, c'est pas si mal.

3 - Les randonneurs francîliens
Ce n'est pas à proprement parler une raison pour ne pas les aimer, dans la mesure où ceux-ci nous font plutôt marrer. Je peux dire qu'on les voit arriver de loin, avec leur sac à dos de contenance 50 litres, les combinaisons matelassées, sans oublier le bâton de marche (indispensable selon eux, car c'est bien connu, toutes les routes de Savoie montent). Ils se fondent cela dit, parfaitement dans le décor, quand par exemple au mois d'Août, dans cette tenue, ils se retrouvent au beau milieu d'autochtones en T-shirt.

4 - Les embouteillages
Raaahhh en période de vacances... Abominable ! Les routes sont parfois imprenables, bloquées par une file de voitures immatriculées 75. Ô grand malheur ! Avant, on pouvait dire : "bon, ils nous amènent notre gagne-pain" (il faut savoir que le Pays de Savoie, regroupant la Savoie et la Haute Savoie tire essentiellement ses ressources du tourisme hivernal). La donne a changé aujourd'hui : Courchevel, une des stations les plus réputées, est aujourd'hui la proie des nouveaux riches russes, dont nous ne ferons pas le procès aujourd'hui.

5 - Le tourisme quand il y a pas de neige
Amusant, cela... En revenant de Marseille, fin Décembre (voir un précédent article), un grand nombre de véhicules non savoyrads se dirigeaient vers chez nous, les skis fièrement attachés au porte-bagages. Je passe les détails sur le remplissage des voitures. En fait non, je vous le dit : impossible, de dos, de donner le nombre exact de passagers dans la voiture. Un truc de fou. Entre les vêtements (OK), la nourriture (OK, car en station, pour ceux qui ne connaîssent pas, il y a une poussée inflationniste une fois dépassés les 2000 mètres d'altitude), on aurait presque pu croire que certains amenaient leurs étagères et leurs vaisseliers, tellement la voiture était pleine. D'autant, que faut-il le préciser, à cette date, nous n'avons eu, à 300 mètres d'altitude, soient 35 minutes des premières stations, qu'une demi-journée de neige, pour toute la saison. Think about it^^

6 - La capitale
Tout simplement, pour la même raison que certains pensent que Marseille devrait être la capitale de la France, nous, fiers savoyards pensons que Albertville devrait être la nouvelle place forte française. Pourquoi ? Ben parce que. Et puis merde : on a eu les Jeux Olympiques de 1992, et pas Paris 2008. Na !

7 - Le refus d'indépendance
En des temps très anciens (ouais, ça fait facile 30 ans), et même encore aujourd'hui, de nombreux indépendantistes, que l'on appelle "savoisiens" veulent la création d'un Etat appelé Pays de Savoie. Paris n'a jamais obtempéré. Mais il faut dire que si les indépendantistes corses font peur avec leurs bombes, et les bretons avec leurs Big-Mac aux moules, les notres ne font malheureusement peur à personne, malgré leurs effrayantes clochettes à vache.

8 - La pure jalousie, merde !
Tout simplement parce qu'il y a des trucs à faire le soir à Paris. Et pas qu'à Paris d'ailleurs. Dans toutes les villes de France. Toutes, sauf une, qui résiste encore et toujours à la fièvre du Samedi soir : Albertville. Bon, il y a un bowling, deux bars ouverts (dont un qui passe en boucle du rap/r'n'b, bêrk), et la forêt aux travestis explicitée quelques articles plus haut, dans mon élan de poésie. Bon, on peut toujours tenter une rave party dans un champ agricole, mais le risque de voir surgir Gérard le fermier et sa carabine à sel est une force de dissuasion supplémentaire.


Conclusion : Sans rancune, mes amis parisiens^^ On aime tous sa région (sauf à des moments).

STATISTIQUE INUTILE
Selon un récent sondage IFOP/Insee/Christophe Dugarry, 83 % des français pensent qu'Albertville devrait être la capitale de la France. Alors hein !

SONDAGE IDIOT
Pour quelle raison voudriez-vous que votre ville soit la capitale de la France ?
A/ Pour le prestige
B/ Pour emmerder Delanoé
C/ Pour l'amour, la gloire et aussi la beauté
D/ Pour le sexe uniquement

# Posté le vendredi 16 février 2007 04:23

Modifié le mercredi 23 mai 2007 17:45

Rural Legend (ou un inquiétant conte philosophique)

Rural Legend (ou un inquiétant conte philosophique)
Il y a longtemps... Très
longtemps, dans une mystérieuse
forêt de Tarentaise, que l'on appelle
Forêt du Rhône, parce que c'est son nom,
se produisirent des évènements inquiétants.
Des évènements que tu peux même pas les
imaginer
tellement ils sont flippants.
Sur ce, je commence mon histoire...



[On dirait que c'est fait exprès, le texte en forme d'arbre, alors qu'en fait, c'est vraiment fait exprès.]



Cette tendre forêt aux parfums envoutants
Cache tant de secrets et de nombreux amants.
Je te propose à toi, que nous le visitions
En allant de ce pas cueillir des champignons.
Ô, si jolis poêtes, que ces merles chanteurs
Ne sont-ce pas ces esthètes qui engourdissent nos coeurs ?
De cette vision de rêve tu dois faire abstraction
Ce n'est pas de la sève qui coule sur ton menton
Quelques sons insolents couvrent la quiétude
De ce lieu dont les cris alimentent l'inquiétude.
Quelques traits de lumière fendent l'obscure noirceur
L'orée de la clairière est propice à la peur
Engendrée par ces gens remplis de fourberie
Bien que sur le moment, on ne pense qu'à la nuit
L'erreur impardonnable est de s'incliner bas
Il paraît impensable de se sortir de là
Sans échapper au zèle, à la folie bergère
Ramasser des chanterelles s'avère être un enfer.

Votez par sms :
Tapez 1 si vous avez aimé ce conte philosophique riche en enseignements
Tapez 2 si vous l'avez adoré
Tapez 3 si vous êtes prête (cible exclusivement féminine) à obéir aux quatre volontés de l'auteur du poême, sous pretexte qu'il est génial (sachant qu'il a beaucoup d'imagination... :D)
Tapez 4, ainsi que votre tête contre quelque chose de dur, si vous ne l'avez pas compris

Et tapez votre voisin, un caniche, une figurine de GI Joe, ou même ce que vous voulez si vous n'avez pas aimé du tout. Si tel est le cas, sachez que vous avez un petit coeur froid comme la glace, et que vous fendez le mien (de coeur).

# Posté le mardi 30 janvier 2007 16:19

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 15:01

Le jour où j'ai (presque) claqué

Le jour où j'ai (presque) claqué
Aujourd'hui, j'ai failli décéder. Ouais, partir définitivement de ce monde. Mais une belle mort, le genre de mort que tout afficionado du Bar Des Sports (ou BDS pour les intimes) aimerait connaître. Le plus tard possible, mais pas trop quand même.

Bref, ce fut intense et très rapide. En train de fumer des cigarillos, histoire d'alarmer le Grand Steak™, grand amateur de Cubains™, et surtout gros con. Fumée de cigarillo dans la bouche, verre de Coca-Cola™ aux lèvres, une autre vanne ravageuse du Sède™ national, et l'inimaginable se produisit. L'etouffement dura quelques 40 secondes, durant lesquelles je vis défiler ma vie (cf article précédent). J'ai voulu tomber dignement, en attrapant un stylo rouge et en écrivant "Sède m'a tuer" sur le mur, mais ça m'avait déjà passé.

J'ai bien pris garde à tout garder, ne rien recracher, vu que ce verre m'avait coûté 2¤. Je me suis relevé, et, sur ce, on est allés faire une partie de billard, partie que j'ai anecdotiquement perdue. Je pensais avoir attiré involontairement l'attention des deux bombes qui s'étaient posées à la table juste à côté de nous, aussi nous étions prêts à leur parler (dans l'unique but de faire connaîssance, ça va de soi), alors qu'en fait non. Elles ont continué leur repas sans faire de cas.

J'y suis passé près, cette fois... La mort a fait le déplacement pour rien, n'empêche, elle devait être bien véreuse. N'empêche, mourir dans un bar c'est une belle mort... Combien d'artistes rêvent de mourir sur scène ? Cela dit, c'est ici une innocente vanne qui a failli me tuer, mais qu'en aurait-il été si je mangeais du homard au même moment ? Rien de plus, probablement, j'aurais simplement écrit en lettres rouges "Homard m'a tuer"...

Mais sérieusement, si il y a bien un truc que je déteste, c'est m'etouffer et faillir mourir. Je dis pas que c'est nul, parce qu'il y en a qui doivent aimer (c'est comme les brocolis, je déteste, mais je dis pas que c'est mauvais, je dis "je n'aime pas", rapport que il y a des gens qui adorent ça), mais c'est vraiment un truc que je peux pas supporter. Dire que j'ai failli ne même pas finir mon BDS Comptabilité... (là c'est un calembour fané, rapport que ma formation s'appelle BTS, et que BDS, c'est le petit nom de notre bar favori. C'est pas vrai, ça, faut tout leur dire !!!)


Et vous ?
Etes-vous déjà mort une fois ?
Avez-vous déjà failli mourir ?
Avez vous déjà tué quelqu'un ?
Avez-vous déjà failli tuer quelqu'un ?
Avez-vous déjà écouté un disque de Matt Pokora ?
Etes-vous déjà tombé sur un Troyes-Sedan sur Canal+ ?


Racontez moi ces douleureux moments en quelques mots, je vous en prie.


(... les dons en espèces et les numéros de téléphone et adresses msn de jolies demoiselles sont toujours les bienvenus, cela va de soit. Kelso)

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 11:16

Modifié le mercredi 23 mai 2007 17:43

J'aurais voulu être un litté...

J'aurais voulu être un litté...
Voilà une thèse presque sérieuse concernant un de mes plus grands regrets. Le 2ème, en fait, le premier étant de ne pas avoir emballé Sylvie G. du temps où j'étais au lycée. J'ai fait la larve, je te dis. Mais c'est pas la question. Mon 2ème plus grand regret, donc, est de ne pas être allé en Litté. (En deux mots séparés, rapport à "enlitté", ou "alitté", si tu préfères, rester couché, qui plus est seul, c'est pas cool). Bref, on va s'y prendre méthodologiquement, sinon ça va être chiant à écrire, et encore plus à lire. Je commencerai par une description de ma magnifique vie jusqu'à aujourd'hui, puis dans un prochain article, je philosopherai seul (mais je compte sur vous^^) sur les bienfaits (ou l'inverse de bienfaits, je sais pas quel mot il faut dire) de la formation Littéraire. Je vais écrire la partie biographique à la 3ème personne car... car je vous emmerde.

I - La petite enfance de Kelso

Le 9 Juillet de l'an de grâce 1988, à 5h45, à l'hôpital d'Albertville (Savoie, 73), naquît le petit Kelso, 3ème et dernier soldat de la lignée de ses géniteurs. Il en fut d'ailleurs la fierté, du moins pour un temps. Très vite, il montra des signes d'intelligence supérieure, et désirait intérieurement dominer, je le cite, "ce monde pourri par l'argent et par le système capitaliste, qui n'a eu comme résultat que de diviser un peu plus le monde en deux, et de créer des dissonances diplomatiques, dont la guerre du Golfe en son temps n'était que le reflet". Et encore, il pesait ses mots. A deux ans, la langue et les roupettes bien pendues, le petit Kelso annonçait déjà les prémices d'une précocité hors du commun. Sportif exemplaire, il mouillait déjà le maillot, et pas seulement, les draps aussi.

A 2 ans et demi, il se trouve une vocation. Electricien. Ou plutôt électrocuté. Du 220 Volts, reçus pendant à peu près 30 secondes, contre une prise murale. L'accident con par nature. C'est sa soeur bien-aimée, aujourd'hui mère de son neveu préféré, qui lui permit d'échapper à une mort certaine, qui aurait privé des millions, voire des milliards de gens de son humour si atypique. Après 6 mois de rééducation des doigts, sans lesquels il ne pourrait pas témoigner de sa jeunesse, rapport qu'il faut avoir des doigts qui bougent pour taper un texte, le logiciel Via Voice n'étant pas franchement au point, le jeune Kelso frappa assez vite aux portes de la maternelle.

II - La scolarité de Kelso

Talentueux par nature, il savait déjà lire le programme télé, il en avait fait la preuve à Toreille, village de vacances je sais plus où dans le sud. Où, haut comme 3 pommes, il allait chez les gens et il leur lisait le programme, du genre : "A 17h30, le Samedi, y a Mc Gyver sur TF1". Mc Gyver... son idole de l'époque, il avait d'ailleurs la même coupe de cheveux, et c'est de là que vient son diamant à l'oreille gauche aussi.

Il savait aussi écrire son nom ainsi que d'autres choses, à l'aide de son tableau magnétique avec les lettres qu'on colle dessus. A l'école, il se faisait remarquer par sa discrétion (paradoxe !), mais également par son impulsivité, laquelle lui valait quelque fois les foudres de sa directrice. Précoce en amour, le petit Kelso à 4 ans : première petite copine, et tout. Son innocence de l'époque le faisait passer presque pour un gentleman, à côté du rustre qu'il est devenu.

Et la 3ème année de maternelle est arrivée. Et repartie. 2 mois qu'il en a fait. Et puis y a des types qui sont arrivés, ils ont dit qu'il bossaient pour l'inspecteur de la Star Académie, ou je sais pas quoi. Ils l'ont pris à part avec 2 camarades. Ils ont eu droit à des tests et tout. Verdict : "cet enfant est trop intelligent pour rester en maternelle. Il a un QI de 144, soit la part que représente 2% de la population (Ces 144 points précis seront retrouvés à 2 reprises par la suite, lors de tests de Mac Lesggy). Il doit sauter une classe." Non sans joie, il sauta toute la classe, peluches et tables comprises, avant qu'on lui explique que ce n'était qu'une métaphore. On lui a dit : "demain, tu vas au CP". Et le lendemain, il alla au CP. Il a dit bon (tu vois, ça remonte à loin en fait...).

Le reste de sa scolarité se passa sans embûches, jusqu'au CM2. Test d'évaluation pour l'entrée en 6ème. Verdict : 19,7/20, "peut mieux faire", avait noté sur le dossier son instit pour déconner.

III - La période Collège-Lycée de Kelso

Le collège se passa sans encombres, sur 2 collèges différents, déménagement oblige. Le brevet, il l'obtint les doigts dans le nez. 12 en français, avec un fabuleux hors-sujet à la rédaction, 14 en Histoire-Géo, et 17,5 en Maths. Le lycée se révéla bien plus amusant.

Il fut en effet surpris de la difficulté du bordel, lui qui avait acquis tout ses excellents résultats jusque là sur une simple attention en cours. Bref, à la fin de sa 2nde, son professeur principal lui demanda ce qu'il voulait faire. Il répondit "rien". La prof commença à cocher la case "admis en STT", quand il lui précisa qu'il ne s'agissait que d'une boutade. "Je veux aller en S", dixit le petit Kelso, qui n'était toujours pas bien grand, mais qui avait désormais tous ses poils. La professeur de Physique qui passait par là le regarda tendrement et lui répondit avec un sourire "Non". Il s'indigna : "Pourquoi ? Pourquoi Fabien et pas moi ? Il est pour St Etienne en plus !". Ce dernier argument la laissa plus que dubitative. En fait, la réponse, il l'eut eu une semaine plus tard en regardant sur son bulletin ses moyennes en Physique et en Maths. Il rétorqua, sous le coup de la haine : "envoyez-moi en ES !". La prof a dit "Banco". Il voulait dire L. Il aurait du dire L, aujourd'hui il dirait L. Conjugable uniquement à l'imparfait, temps du révolu, et au conditionnel, temps du regret.

Bref, la 1ère ES ne fut pas inoubliable, avec un passage haut la main vers la Terminale, bien aidé, disons-le, par une moyenne annuelle de 8,9. Le baccalauréat fut obtenu, comment dire, presque par hasard, et encore je pèse mes mots.

Moyenne générale avec les coefficients : 10,08 - Admis au premier groupe.

La revanche qu'il a pris ce jour-là sur tous ceux qui ne croyaient pas en lui fut telle qu'il eut envie d'embrasser le monde entier sur la bouche. Seulement voilà, l'envie était pas réciproque. Alors il s'est contenté d'un "Ouais, facile !" discret, mais tellement représentatif. Il faut dire qu'il fut également sacré plus jeune bachelier du lycée Jean Moulin de l'année 2005, car diplômé le 5 Juillet à 16 ans et 361 jours, devançant de très peu les poursuivants. Et là, le drame se produisit : il savait que le compte à rebours était déclenché, dans quelques deux mois, il aurait commis l'irréparable : lui, l'anti-capitaliste serait étudiant en BTS Comptabilité Gestion des Organisations.


Pix : Mc Gyver : mon papa spirituel...

# Posté le samedi 13 janvier 2007 18:09

Modifié le mardi 06 octobre 2009 17:17

Phénomènes étranges...

Phénomènes étranges...
Des fois j'ai peur. Sérieux, y a pas mal de trucs qui me font flipper le dauphin. Le genre de trucs qui arrivent, tu sais pas pourquoi ni comment, mais ça arrive. C'est du surnaturel. Tu vois X-files ? Eh ben pareil, le même, mais en vrai.

Tiens, par exemple, l'autre jour en salle d'étude, y avait plus moyen de mettre la main sur mes lunettes. J'ai tout retourné : la table, les chaises, le radiateur, et même une fille qui passait par là. Elle avait rien demandé, la pauvre. Bref, je vide mon sac sur la table. Toujours rien. Je me dis que j'ai du les oublier à la maison, ou les paumer dans le car... Bref, je sors dubitatif de la salle, et je rencontre une amie. Elle me demande si ça va. Je lui fait non. Je lui dit que j'ai perdu mes lunettes et tout. Et là, elle m'a répondu cette phrase pleine de mystère : "Mais tu n'as jamais porté de lunettes !". Etrange...

Pareil, il y a quelque temps, je rentre d'un anniversaire, disons, fort éméché. Je me couche, et je me retourne pour parler à ma copine. "Il faudrait penser inscrire les enfants pour la rentrée de Septembre.". Seulement voilà, je n'avais pas d'enfants, et encore moins de copine. J'étais juste en train de parler à mon traversin.

Il faudra qu'on m'explique, j'ai besoin de votre aide. Que se passe t'il ? Avez vous connu des cas similaires ? Si oui, veuillez m'en parler, ça me sera d'un grand secours.
Merci

Un Kelso qui a peur (et qui a besoin de réconfort mesdemoiselles)...

# Posté le samedi 13 janvier 2007 17:34

Modifié le mardi 05 juin 2007 15:55

Joyeuses Pâques !!

Joyeuses Pâques !!
Une bonne et heureuse année 2007 à tous les gens que je connais (donc, si vous avez saisi, les autres, allez vous faire ...) XD
Non, je plaisante^^ Euh je disais quoi... Ah oui, une bonne année avec plein de bonnes choses, la santé, parce que c'est important la santé, et puis ce serait con de mourir sans connaître les allocations chômage. Donc, la santé, l'amour, aussi, parce que sinon, c'est triste. L'argent, parce que on peut être anti-libéral et avoir besoin d'argent pour payer les canons au Bar des Sports. Le travail, ou plus particulièrement les études, et un gros "ME..." à tous ceux qui ont des partiels ou un examen avant la fin de l'année.
Ah aussi, la minute patriotique, si vous en avez la capacité, allez voter au mois d'Avril !!! Le destin est entre nos mains. (Traduction : "The fate is within our hands", en espagnol). Voilà, ça c'est fait. Et aussi, que les excités arrêtent de se foutre sur la gueule en Irak, en Israel, et aussi pendant les matchs du Chambéry Foot 73.
Bref, je voulais faire juste un petit message pourri pour souhaiter la bonne année à tous, et je me retrouve déjà avec un pavé d'une demie page... Comme on dit, chassez le naturiste, il revient au bungalow. Bah peu importe. Le geste est là.

Donc voilà, pour vos questions et vos dons généreux, le seul blog reconnu d'utilité publique par le journal de Mickey est ouvert 24 heures sur 24. Entrez, faites comme chez vous, faites pas gaffe au bordel. Prenez une chaise, et asseyez vous par terre.

Bonne soirée à tous, bonne charge (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé), bonne défonce (la consommation de stupéfiants est interdite en France), bonne culbute (sortez couverts), et faites pas les fous avec la voiture.

Dimitri (et tout surnom assimilé :"Jesus", "Kurt", "Kelso", "Dieu", "Nuno", et bien d'autres)

# Posté le dimanche 31 décembre 2006 12:12

Modifié le mardi 05 juin 2007 15:55

Voyage à Marseille ...

Voyage à Marseille ...
Voilà le genre de sorties que l'on n'oublie pas, même avec un bon coup de marteau derrière la tête. En voilà le récit improvisé.
(Estimez vous heureux, j'ai pensé l'espace d'une seconde faire le récit des aventures en rimes, tels les troubadours au Moyen-Age... Remerciez moi, je le vaux bien)


LES PREPARATIFS
Le réveille sonne à 6h00, en ce Vendredi 22 Décembre 2006, comme d'habitude, je me lève vers 6h47. J'atrappe tous les trucs pour partir. Je dégage les affaires de cours, et je garde seulement un stylo et un blanco. Pas me faire chier avec une trousse non plus... Je prends le bus à 7h20. Bon, l'arrivée au bahut nous remet les pieds sur les épaules : interro d'info ! Vladadam. Bon on était plus ou moins au courant depuis 3 semaines, mais ça fait toujours un choc quand même. Bref on finit le truc, enfin, l'interro, puis on file. On installe le matériel, à savoir les maillots de l'OM et les écharpes, sans savoir qu'ils seraient les témoins impuissants de notre déchéance...

9:20 : LE DEBUT D'UNE AVENTURE
Bon, on est au point de rendez-vous, c'est à dire le McDal d'Albertville. C'est pas l'envie qui nous manquait d'aller nous taper un violent McMorningue, pour tout dire, c'était plus le temps. On était 3, à savoir Alecse "Prozit", Manu "Hollande", et moi-même. Et là, surgi de la nuit, même si il faisait jour, Laurent, alias "Magik", et sa fière monture : une Renault Clio Bleu/Violet, on va dire ça comme ça. Départ imminent pour Marsalla ! Yeah !!!

LE TRAJET ALLER
Sans palpitations, jusqu'à vers 11h30. Alors qu'on arrive à Valence, on reçoit un coup de fil de la voiture des Stephanois, qui disent être à Montelimar. On se dit qu'on va pas les attendre, et qu'on va pas filer. Bon on apprendra plus tard que Montelimar était après Valence, et donc que c'étaient eux qui avaient 30 minutes d'avance. Comme dirait le philosophe Dubosc, "trajet du matin, ben trajet quand même". (J'appelle ça du remplissage, rapport que y a peu à dire sur le trajet aller.)

LA PAUSE DEJEUNER
Ahhh La pause déjeuner... Un grand moment. Déjà, le truc c'est qu'on cherchait un McDal. Pas de bol, il y avait que des Quique. Et sur l'autoroute, dès qu'on voyait le grand M de McDal sur la côté, on avait déjà raté la sortie correspondante. De quoi se la prendre et se la mordre, même si ça doit faire très mal. Bref, au final on en voit un, on prend la sortie correspondante. Bon, le truc, c'est que c'était genre un petit labyrinthe pour arriver au lieu de luxure. On se gare genre à 40 minutes à pieds du McDal, soient mathématiquement, à autant de la voiture pour le trajet retour (science exacte, mon gars). Le McDal se trouvait à Vitrolles, vers Marseille. On le savait, rapport que le Géant du coin il avait des loupiotes marquées "Géant Vitrolles". C'est que ça trompe pas ces choses là. Vitrolles, c'est une belle ville, sauf que c'est la ville de l'université d'été du Front National. Heureusement qu'on est en hiver, comme ça on peut apprécier le McDal de Vitrolles sans passer pour des néonazis en chemise noire, ou je sais pas quoi. On sort du McDal, c'est genre 14h30, après avoir descendu 2 menus chicken McNuguette et 1 BigMac chacun. On était calé au moins pour une demi-heure. Facile.

LES MARSEILLAIS ET LA VOITURE
Marseille, c'est une ville portuaire, c'est tout ce que nous savons de marseille (ah calembour, relis si tu as pas compris.). Comme ce n'est pas dans mes habitudes de juger, voici quelques-uns des faits qui nous sont arrivés sur la route :
- On s'est retrouvés bloqués à 2 mètres d'une borne verte, à une division de la route en deux.
- Une autre voiture, bloquée dans la même situation, mais bien plus drôle lorsqu'on voit ça d'un regard externe.
- Une borne verte complètement défoncée.
- Une voiture dépassant régulièrement par la droite.
- Une voiture de Parisiens qui dépassait et qui faisait des queues de poissons aux voitures qu'elle dépassait. Magik l'a d'ailleurs salué d'un signe amical du majeur.
- Une 106 acrobatique : en sortant du parking du McDal, une 106 décide de dépasser tout le monde en quittant la route et passant par le trottoir surélevé. Normal.
- Règle générale : les passages piétons sont des zones de non-droit, inquiétant...

APRES MIDI ET AVANT MATCH ET MEME LE MATCH
Bon, après on a retrouvé les Stéphanois à l'OM Café. L'OM Café, le bar avec les cafés à 4 Euros, et le panier avec les croissants "Servez-vous" sur toutes les tables. Sauf que quand tu pars, ya un mec qui vient compter les croissants et qui te demande de le rémunérer. Après, on a écumé quelques bars afin de goûter les différentes bières des bars marseillais, mais ce, uniquement dans un but statistique. N'empêche, à Marseille, les gens ils sont cools. Ils viennent te parler, bon c'est vrai qu'on fait pas très marseillais, avec nos maillots de l'OM à 15h, ça le faisait moyen. Un black est venu nous demander notre pronostic du match du soir, bref, des gens plutôt chaleureux. Bref, à 17h30, on est parti en métro jusqu'au Vélodrome. Le métro, avec ses places assises déjà occupées et ses poignées qui collent... Bref, arrivant au Vélodrome, on nous a dit qu'on ne pouvait pas rentrer avant 18h30. Dans le coup, on a attendu. L'envie d'uriner aidant, je me suis rendu auprès d'une 206 avec les camarades phocéens, chacun arrosant une roue. Une ambiance de feu ! A 18h30, on est passés avec nos beaux billets, et on a eu droit à une fouille au corps. C'était bon ! Rien que pour ça, ça vaudrait le coup de repayer un autre billet. Bref, on s'est installés, et on a regardé ce sublime match. De voir des stars mondiales du football comme Bostjan Cesar, Salomon Olembe, ou encore Habib Bamogo, ça nous a réchauffé le coeur, mais pas trop. Serieusement, une ambiance de folie, un Civelli génial (Renato, Renato, Renato !), et une victoire de l'OM à la clé. Le moments les plus terribles du week end arriveront après le match...

BOIRA LE CHAMPAGNE QUI RIRA LE DERNIER
Pour fêter cette courte, mais néanmoins précieuse victoire (t'as vu les tournures de phrases ?! J'aurais du faire faire du journalisme), nous sommes allés au parking de nos camarades stéphanois. Ils étaient bien verts d'avoir perdu (facile, celle là). On a ainsi ouvert deux bouteilles de champagne pour fêter ça. Le champagne, qui précisons-le, était très bon, et pas du tout vert (Bon, OK, je sors.). (Je rentre) Après une scène d'adieux émouvante (ex : on vous a bien niqués !, etc), on a laissé les stéphanois partir. En espérant regagner notre voiture tranquillement. La destin en décida autrement.

Interlude musical : tadada tadindadadindin (c'est pour le suspense)

MON ROYAUME POUR MON PARKING (ACCESSOIREMENT UNE FEUILLE LONGUE AVEC)
En route vers notre parking (qui, on s'en rappelait très bien, se situait près de la gare, mais pas trop), Manu Hollande a eu envie de se griller une petite clopounette. A Marseille, les gens ils sont trop sympas. On leur demande "Vous avez pas une feuille longue ?", le premier nous a répondu "Vous cherchez quelque chose à fumer ?". C'est gentil, il fallait pas. Du coup on repart la queue entre les dents. Le truc, c'est que le deuxième, le troisième et le quatrième aussi. Dans le coup, personne n'avait de feuilles, c'était pour ainsi dire, la misère. On s'est dit : "bon, il est 23:20, allons au parking avant qu'il ferme.". Et là tu vas rire (y a interêt, sinon, c'est mamaindantagueule). On se rappelle plus où il est. On demande a un passant, on l'appelle, genre "hep, monsieur". Il s'arrête, il nous demande si on cherche un truc à fumer. On lui dit non, on cherche notre parking. Crois le ou pas, le type était aussi paumé que nous. Il nous a juste dit que la gare était de l'autre côté de la ville.

MON ROYAUME POUR UN ENDROIT OU PIONCER
Nous marchâmes longtemps... très longtemps... Et soudain...
(Regard vers la montre : 01:06)
"Non, c'est pas possible ! Humour, lol, mdr, ptdr, kcdr, xpldr ?" Le garage fermait à minuit. On a dit bon. On a regardé le bas de l'affiche. Il rouvrait à 6 heures. Soient 4 heures et 54 minutes à attendre. Sachant que la gare ouvrait à 4h30, il nous restait plus que 3 heures et 24 minutes à glander dans Marseille. Cool. Et même pas d'entrée piétons, ni rien. Pas même une petite, genre pour me faire passer moi, Mimie Mathie, ni même Nikola Sarquosie (j'ai refusé de payer la license, je peux pas mettre le vrai nom). Pour passer le temps, on a bien cherché une boîte, mais avec nos maillots et nous écharpes, on s'est dit qu'on remplissait pas le critère "Tenue Correcte Exigée", et ce, même à Marseille. On a pensé à l'hôtel, mais tout était complet, bizarrement. On a repéré un mec louche dans une voiture. La précision de la voiture est importante, rapport qu'à Marseille, à 2 heures du matin qu'il était, près de 100 % des gens croisés en ville le sont (sondage INSEE 2006). Le mec était assis dans sa voiture et attendait. Sûrement un dealer, ou un proxénète, qu'on a pensé. Bref, on a encore marché. Et on a vu un parking, avec une entrée piétons. Le truc, c'est qu'il y avait une fente sur le côté de la porte. Pas assez grosse pour mettre ma... hum, pas assez grosse, quoi. Magik, dans un élan de spontanéité sortit son ticket de métro et l'inséra dans la fente. Et là, le miracle se produisit. Ouais, la porte s'ouvra. Bon, on est rentrés, mais le hic, c'est que y avait des caméras partout. Pas moyen de se poser. On en a juste profité pour poser les cadavres de bouteille dans une plante verte. Puis on a filé par le toit et la sortie de secours. Il était près de 3 heures. Bon y avait encore quelques bars d'ouvert. Mais le genre de bars ou si tu entres et que tu demandes un petit café, le gros patron te regarde en fronçant les sourcils et en défrisant sa moustache d'un air menaçant. On s'est dit qu'on avait plus qu'à aller dans un hall d'immeuble. Bien sûr, tous avaient des interphones avec digicode. Au bout de quelques essais infructueux, on a trouver corde à son cou. De là à dire qu'on s'est reposé, il n'y a qu'un pas, que je me garderai de faire. On s'est assoupis, à la limite, mais ça s'arrête là. Sur une marche d'escalier. Chacun. On a parlé un moment, puis on s'est décidé à dormir. Après 4 intenses minutes de sommeil, certes accumulées à nous 4, il était presque 4h15. L'heure d'aller à la gare, la délivrance.

LA GARE, DIGNE SUCCESSEUR DU BAR DES SPORTS, RAPPORT AUX GENS BIZARRES
On se pointe à la gare. Mon gars, une pelante que je te dis même pas. On s'assoit sur des chaises (jusque là, normal). On s'est presque reposé pendant 20 minutes. A 5h00, le kiosque à journaux ouvrait. On a voulu acheter l'Equipe, mais il était pas encore là. On parlait du match. Puis derrière nous, deux bonhommes nous écoutaient parler. Un black, et un blanc, genre la quarantaine. Ils ou disent qu'eux aussi ils sont allés voir le match, et qu'ils étaient en tribune de presse. On a même pas tilté. Ils nous ont demandé ce qu'on avait pensé du match, ainsi qu'un rapport sur chaque joueur de Marseille. Nous tout contents et fatigués, on a répondu. Après, ils nous ont demandé comment battre Marseille. On a sorti tout un plan tactique, avec des flèches et des joueurs entourés que je te dis même pas. Ils nous ont aussi demandé si on allait voir Cambrai-Marseille, le 6 Janvier à Lille. On a dit non, bien que comme un doute s'installait dans nos pensées. En partant, ils nous font : "Donc, si on bat Marseille, c'est grâce à vous ?". Là, on s'est tous les quatre mordu la langue. Chacun la sienne, cela va sans dire. Si on voit un black et un blanc sur le banc de Cambrai le 6 Janvier, faudra pas s'étonner, on est maintenant quasi-sûrs d'avoir parlé au staff du mythique club de Cambrai. J'en tremble encore. Et là, un petit gars nous demande si on a pas 50 centimes. On lui dit qu'on a pas de monnaie. On le revoit 10 minutes plus tard, à l'ouverture du bureau de tabac, où Manu Hollande a cheté ses feuilles. Déjà le type nous taxe 3 clopes "Vous avez pas 3 clopes ?", et un cookie "Woh, p'tin c'est trop bon ça ! Vas-y donne !". Il se trouve que nous avons conversé (non, pas les chaussures) avec un hooligan (ou pas). Un petit gars, coiffé à la Samir Nasri (comme 70 % des jeunes marseillais) et fringué comme une meuf (on dit "fashion", je crois), pas plus haut que moi, c'est à dire un mec de 1,90 m, à qui on aurait retiré 20 cm de tibias. Voici un florilège de ses paroles.
- "Moi je connais tout le monde ici. Si vous voulez du shit, des putes, vous m'appelez, je vous trouve tout ça en 5 minutes."
- "Ouvrez bien les yeux (il sort de son sac une gourmette apparament en or). Je l'ai chourave (sic) à un mec au bar tout à l'heure. J'ai feinté je lui ai serré la main, et je lui ai tiré sa gourmette. J'ai même voulu lui tirer son collier, mais le patron du bar m'a dit "Non, un seul, ça suffit". Mais le mec du kiosque là bas (il nous montre quelque part je sais pas où), il me rachète les trucs. Après, il me rachète 5 Euros, je m'en fous du moment que fais ma marge."
- "J'ai un pote, c'est un dingue. Si il te voit dans la rue avec un truc qui lui plait, il le prend. Il est même allé voir une petite fille. Elle avait des gants Droopy, où je sais pas quoi. Il a sorti son cran d'arrêt, et il lui a fait "Donne moi tes gants, où je t'ouvre en deux". Elle a fait "Ouiuiuii"."
- "Sérieux, si vous allez voir les putes faites gaffe. Des fois, c'est des travelos. Avec les seins en gélatine et tout. J'ai un pote à qui c'est arrivé. Il a vu que c'était un gars, et il lui a cassé les dents et le nez. Mais tu vois que c'est des gars quand tu les tapes. Ils font "Oh putain !", et les filles elles font pas "Oh putain"."
- (A la question "Nous on revient du match. Tu y étais ?") "Non j'y étais pas. Mais tout à l'heure, je suis entré dans un bar de stéphanois. Ils passaient Téléfoot sur Eurosport. Enfin, une rediffusion, quoi. Puis j'ai vu un gadi avec l'écharpe du Kop (ndmoi : Kop Boulogne, groupe de supporters du Paris SG à réputation extrémiste). Je lui ai fais : "Oh tu fais quoi, là ? Enlève moi ça. Crâne rasé ou pas, j'm'en fous" Et j'ai sorti mon couteau. J'ai fais style je le plante, et après je fais, non c'est bon, file, et que je revois plus. Je lui ai sauvé la vie."
- "Moi je suis un supporter de Marseille, un vrai. Je fais tous les déplacements, l'autre fois à Gerland, j'étais venu avec 3 boulons SNCF comme ça (il montre une taille de 40 cm avec ses mains). Mais si vous voulez faire les déplacements de l'OM, faites le, mais dites pas que vous venez de Savoie, ils vont vous enculer sur les prix sinon."
- "Oh critiquez pas Carrasso, sinon, je l'appelle et il vous allume. Non, ce qu'il nous faut, c'est un joueur par ligne : Kader Keita, Fred Piquionne, Jean 2 Makoun, Pascal Feindouno, Cris et Steven Pelé" (Là ou c'est drôle, c'est la précision "un joueur par ligne", il a cité 1 gardien, 1 defenseur, 1 milieu, et 3 attaquants...)
- (Il s'allume un gros joint, la présence de la police à 10 mètres de lui ne le dérangeant point) "Vous savez, nous ici, on a du 80 % pur. Vous ce que vous achetez, c'est maxi du 30 %. Je peux vous avoir du 80-90 % facile. Mais faut faire gaffe à qui vous achetez ici. Des fois vous repartez avec rien."

A la fin de son discours, on avait tous les mains dans les poches, en train de vérifier si on avait bien toutes nos affaires. Puis on a filé, 6h00 arrivant à moins de 15 minutes, le temps de retourner au parking. On a dit au revoir au jeune hooligan. Et on est repartis.

HAPPY END ?
Et ben non, pas encore. Arrivés au parking, on entre pour rejoindre la voiture. Manu Hollande lance "Monsieur je vous aime !". Un mec nous fait : "Oh vous allez où comme ça ?" Manu s'excuse tout gêné "désolé monsieur, c'était une blague.". On se retourne, et crois le ou pas, le mec, c'était celui qui était assis dans sa voiture. Genre "Oui, je suis un gros con, j'ai un garage, avec bureau chauffé, mais je dors dans ma voiture.". On dit qu'on va chercher la voiture. Il nous fait qu'il faut payer au guichet avant d'aller chercher la voiture. On dit : "Le truc, c'est qu'on voulait dormir un moment dedans." Il nous fait "Non, c'est un parking, pas un hôtel.". Je comprends pas bien son raisonnement, rapport qu'on lui auait payé le temps qu'on serait resté en plus. Bref, on paye, prend la voiture et se casse. Direction, la première aire d'autoroute pour un gros dodo.

EPILOGUE A RYTHME
Bon, retour sans embûche, 5 minutes de bouchons à l'entrée de Grenoble, mais rien de méchant, à part une petite séance de "je te double, tu me doubles" avec des parisiens. Bon, on a gagné, mais c'était pas du jeu : nous, on avait vu le panneau "ATTENTION RADAR FIXE", et pas eux. Le plus drôle, c'était toutes les voitures des Bouches du Rhône, du Var, des Alpes Maritimes, etc, qui venaient en Savoie, avec les skis sur le toit. On avait envie de prendre un grand drapeau et de marquer dessus : "Rangez les skis, y a pas de neige dans notre pays.". Sérieux, un truc de fou, ça fait je sais pas combien d'années que c'est pas arrivé. Fin Decembre, pas le moindre flocon en plaine, sachant que j'habite quand même à 315 mètres d'altitude. A 13h, on est à Grenoble, on bouffe au McDal, on file à l'appart de Magik, on boit un digestif, et on taille la route pour Albertville, avec, normal, deux sabres dans le coffre, commandés par Magik, grâce à ce fabuleux outil qu'est internet.
Franchement, une sortie de dingue à refaire très vite, mais pas trop non plus. Bilan : je rentre chez moi à 14h, je tiens debout ou presque jusqu'à 17h30. Je me couche, et me relève le lendemain à 10h30 (soient 17 heures de sommeil), juste pour Telefoot, le vrai, en direct, et pas sur Eurosport.


Jeu : relis le titre de ce dernier paragraphe, et trouve quelque chose de mou pour taper ta tête tellement c'est minable.

Pix : allégorie de la déchéance humaine : Magik, moi-même et Manu Hollande, respectivement de gauche à droite...

# Posté le lundi 25 décembre 2006 17:58

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 09:08

Piti papa noël !!!

Piti papa noël !!!
Hier j'ai reçu un cadeau du papa noël de Jeny, Oraili, et Cedou. Un vrai, dans du papier aluminium, scotché avec du scotch, et tout. En fait, y en avait deux. Un petit, un grand. Fidèle (Castro ?) à moi-même, en gardant le meilleur pour la fin, j'ai d'abord ouvert le petit. C'étaient des piles. Un pack de 8. J'ai senti venir la merde.

Bon, après m'être aperçu que ce n'était pas la faute de mon déo, qui m'aurait lâchement abandonné, j'ai levé les yeux. Et j'ai vu Jeny, Cedou et Oraili. Ils avaient le même sourire de carnassier que Arachide avant de rendre un DS dont il sait que la moyenne se situe approximativement aux alentours de 6, un genre de "niark ! Tu vas voir ce que tu vas voir !", mais ça rend mieux en le disant qu'en l'écrivant.

J'ouvre le gros, et quand je dis gros, c'est genre la table de bar. (J'ai oublié de préciser, mais cela coule de source, comme la Cristalline, la scène se passait au bar, comme 80 % de mes aventures. C'est comme ça. D'ailleurs, j'écris cet article en ce moment même sur ma petite feuille au bar, en prenant mon repas de midi. Je le taperai que ce soir, mais ce n'est qu'un exemple.). Bref, et là, que vois-je ? Sous mes yeux ebréchés, une superbe grue, modèle 110 cm, telle celle qui orne notre lycée. Elle était tout de jaune vêtue, avec des loupiotes et tout. Autant te dire, je l'ai montée sur place. J'ai aussi vu Cédric aller jeter le carton d'emballage.

Résultat des courses à pied : je me suis balladé toute la journée avec ma grue sous le bras, tel un autiste. Les réactions étaient diverses et variété : de ceux et celles qui faisaient genre "je regarde, mais j'ai rien vu", à ceux qui balançaient des remarques qui se voulaient désobligeantes, à celle, sans le "s", je tiens à le préciser, qui a litéralement éclaté de rire. (Si tu te reconnais, laisse ton numéro de portable à ma faignasse de secrétaire qui me le transmettra d'ici une semaine ou deux, si elle perd pas le post-it d'ici là.). Pourtant, je suis pas quelqu'un d'extravagant, je préfère qu'on me regarde pour ma classe naturelle que pour ma grue en plastique jaune que je tiens jalousement. Ils sont bizarres les gens... Sur le coup, je reconnais que la question "C'est Bac+2, ça ?!" prenait une ampleur légitime.

Le truc, c'est que Karau fut jalouse. De ce fait, on s'est cotisé avec certains futurs détenteurs du BTS, ainsi qu'Oraili, pour lui payer le même. Qui rira bien, qui rira le dernier des mohicans, quand même ! Aussi, voilà ma lettre au papa noël, afin de, comment dire... enfin, jugez par vous même.





Petit Papa Noël
6584, rue des communistes révolutionnaires
0978 VLADIKAVKAZ (RUS)
Kelso Dmitry
69 rue de la Soif
73200 TROUDUCUDUMONDE

Au Bar des Sports, le 21/12/06

Camarade PPN,


Tu permets que je t'appelle PPN, je suis obligé de te tutoyer par la même occasion, c'est d'usage. Je voulais juste te dire d'aller bien te faire enculer, tu n'es qu'une tata. Sérieux, j'ai eu l'air de quoi hier ? Avec ma grue, tel un gland... Comme il vaut mieux parler et passer pour un con, que se taire et laisser un doute terrible sur la question, je chantais en marchant. Bon j'étais pas tout seul, j'étais avec les offreurs du cadeau. Quitte à passer pour un con, autant ne pas faire les choses à moitié. Crois moi, c'était bien joli à voir.

Sinon, pour cette année, j'ai été très sage, je le jure sur la tête à Saddam. Sérieux. Alors voilà ma liste : je voudrais Amy Lee, la chanteuse d'Evanescence, ainsi qu'un pot de lubrifiant. Je voudrais aussi jouer à l'OM, et si possible, une paie mensuelle de 11782 ¤, nets d'impôts, afin que je puisse ne pas travailler, car j'aime moyen ça.

Merci de ta générosité, je t'adresse l'intégrité de mes supputations distinguées.
Kelso


Post Cristum : en partant, ferme la fenêtre, merci. L'année passée, tu l'as laissée ouverte, dans le coup, on s'est caillé les roupettes. On se serait cru je sais pas où, genre en Pologne, ou à Varsovie. Bon on était gelés rapport au froid, mais contents rapport aux cadeaux, mais surtout gelés rapport au froid.

Post Cristum 2 : Ci-gît mon RIB pour le virement des salaires. Tu t'inquiéteras pas, c'est une banque aux îles Caïmans.
6938 7401 9806 0033 1584, et la clé c'est 70

A plus, face d'anus !!!


Pix : Laisse tomber, j'avais envie de mettre cette photo, c'est tout !!!

# Posté le jeudi 21 décembre 2006 15:04

Modifié le mercredi 23 mai 2007 17:42