Bref, tout ça pour en venir au fait qu'une amie a réussi à me traîner un soir, pas trop de gré, plus de force dans un de ces endroits mal famés, qu'on appelle discothèque ou boîte de nuit, rapport qu'elles sont ouvertes que la nuit (fallait y penser, quand même). Après 10 minutes passées à l'intérieur, l'atmosphère se disloqua lentement et sous mes yeux (j'en étais le seul conscient), et là, je compris ce que Nikk voulait dire en ces termes : "moi j'aime bien les cons, alors j'aime bien les boîtes". La bipolarité de l'environnement retrouvée, je pus retrouver mes esprits et finir mon Martini blanc, d'un geste malhabile, mais ô combien volontariste. Le lieu (Flashback, 74210 MARLENS, pour les aficionados) était rempli d'une population hétéroclite, mais pas trop : juste assez pour ne se faire accoster que par des minettes de 15-16 ans. Dans mon immense mansuétude, je déclinai à 2 reprises une invitation à danser (après qu'il eussasse fallu assurément leur offrir un verre, faut pas déconner non plus).
Puis vint le moment tragique. Une voix s'éleva des cieux, ou alors était-ce de la guitoune du DJ. Elle disait : "attention, je vous demanderais à tous de vous reculer, le show va commencer". Des vigiles avec chaque bras aussi gros que les deux miens ainsi que mes cuisses réunies se chargèrent alors de faire reculer la populace. La lumière se tamisa, et une vague musique mystique se fit entendre. D'un coup d'un seul, un homme sortit de je ne sais où (en fait, je le sais, mais c'est pour la tournure de style), vêtu d'une cape noire et d'une capuche, un peu à la manière de mages noirs, ou comme les mecs du groupe Sunn O))), je sais pas si tu connais (voir image associée à l'article). Ameno de Era s'est mise à retentir, dans un silence religieux.
Bref, c'est à ce moment là que tout a foiré. Le mec encapuchoné tenait une croix catholique enflammée. La pieuse personne que je suis fut (de bière) instantanément choquée par tant d'austérité envers l'entité supérieure que représente le maxi-combo judéo-chrétien. Bref, le mec tenait d'une main ladite croix, et de l'autre, deux chaînes au bout desquelles étaient attachées deux jeunes femmes, encapuchonnées elles aussi. De toute évidence, la scène mimait une sorte de rituel païen. Les trois personnages se réunirent alors au centre de la salle. Le type avala un peu d'essence, qu'il recracha aussitôt sur la flamme, soit parce qu'elle avait mauvais goût, soit parce qu'il voulait entendre les "Ahhhhh" de rigueur des jeunes filles facilement impressionables de l'assistance. Pour le bon fonctionnement du rituel, il était ensuite nécessaire que l'homme dépoile une à une chacune des deux demoiselles, non sans leur avoir roulé une énorme pelle, les veinardes.
Puis l'homme fila s'asseoir sur un tabouret prévu à cet effet, non loin de nos deux protagonistes dotées d'une poitrine refaite. Les deux jeunes femmes, désormais nues, se roulaient par terre en se lêchant un peu partout. C'était presque indécent, même pour un déprav... euh je veux dire un amateur d'art et de belles choses tel que moi. Ma camarade de soirée attira à ce moment précis mon attention sur un point crucial : "regarde le mec avec la cagoule, il a une méga-gaule sous sa soutane !". En effet, la preuve indéniable de son désir pour les deux créatures enchevêtrées à quelques mètres de lui provoquait un faux-pli imparable au niveau de son entrejambe.
La suite de la soirée, je ne m'en souviens plus, la scène précédente mit instantanément fin à tout contrôle de mon "moi", et même au "ça". Ne restait alors plus que le "surmoi", qui m'aida à survivre et me conseilla à juste titre de boire pour oublier ces incidents douloureux. Le DJ annonça péniblement la fin du rituel, en remerciant les trois protagonistes, parmis lesquels figurait Ophélie de Secret Story 1. Qui ça ?