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Un conte philosophique de Noël !

Un conte philosophique de Noël !
Ne clique surtout pas sur ce lien. Si toutefois tu ne résistes pas à la tentation, ajoute-moi en ami :D

D'habitude, je crois pas vraiment aux miracles. Aujourd'hui non plus, d'ailleurs. Ce qui m'arrive, c'est pas simplement un évènement isolé, comme une victoire de l'OM, ou une journée sans entendre parler de Sarkozy au JT. C'est plus comme quand tu désires vachement un truc. Tu le désires tellement, que ça n'arrive jamais. Alors découragé, tu n'y crois plus. Tu sombres dans l'alcool, les drogues dures, et les livres d'Henri-Irénée Marrou.

Puis un jour, au bord du gouffre, un halo de lumière apparut. En sort une voix qui me dit : "Pfffsshhhhh Luke, je suis ton père !". Je levai les yeux, et je vis un personnage avec la coupe de cheveux de Michael Jackson et la démarche d'Aldo Maccione. Je reposai délicatement mon assiette de psilocybes à moitié finie, en prenant soin de pas en foutre de partout. Et là, je me dressai inconsciement, et la voix teintée d'émotion, je dis : "qui es-tu ?". Il me répond d'un ton moqueur : "Mais je suis Dieu, superfétatoire personnage !". D'un regard tant admiratif qu'appeuré, je lui demande : "superfé-quoi ?". Il éclate de rire, et me renvoie au paragraphe suivant.

Pour faire le mariole, je lui dis "Mais Dieu est mort, bordel ! C'est Nietzsche qui l'a dit, par le biais du personnage Zarathoustra, dans son roman quasi-eponyme !". Dieu fronce les sourcils - qu'il avait d'ailleurs fort broussailleux, à la Henri Emmanuelli - et me lance un regard plein de mépris. Il ajoute même "pffffff !", des fois que j'aurais pas compris qu'il me méprisait. Après avoir soufflé, tel un truc qui souffle vachement, il me dit : "'tain, t'en dis, des conneries, toi ! Nietzsche est un blaireau de première !". Et là, je m'offusque : "je peux pas vous laisser dire ça, Dieu ! C'est mon mentor philosophique, et en plus, ça m'a pris trois mois pour arriver à orthographer correctement son nom.".

Le halo autour de Dieu prend alors une immonde couleur violette, et le maître du monde se déplace vers moi. "Qu'est-ce qui est vraiment important dans ta vie ?". Je réfléchis, mais Dieu continue de parler, alors du coup, tu peux pas réfléchir comme il faut. "L'amour ? L'argent ? La santé ? Les amis ? Le savoir ?" Question difficile à laquelle je me dois de répondre. Dieu poursuit : "Je suis prêt à exhaucer une de tes volontés, maintenant, alors choisis vite !". Je me mets à pleurer : "Mais comment pouvez-vous me demander une chose pareille, à brûle-pourpoint ?!". Dieu ricane : "tu as 10 secondes ! hahaha !". La reflexion est horrible, les 5 propositions faites par le Sage Homme étant pour moi d'égale importance. Et d'un coup, je relève la tête : "je sais ! je veux une connexion Livebox Orange (marque déposée) qui marche ! ça, c'est important !".

Devant tant de sagesse, Dieu s'inclina : "Soit ! Mais sache que la sagacité de ton choix m'émeut, alors je t'offre tout ce que tu souhaites pour la nouvelle année : Amour, Argent, Santé, Amis, Savoir, et surtout, une connexion Livebox Orange (marque déposée) qui marche.". Je me sentis pousser des ailes, à ce moment-là. Sensation de bien-être inexplicable : je me sens amoureux, riche, en bonne santé, et bien entouré. Je suis heureux. Soudain, je demande à Dieu : "Dieu, comment se fait-il que je me sente toujours aussi con et si peu cultivé ?". Dieu s'approche et me gifle : "Foutriquet ! Le savoir s'acquiert par le dialogue et l'apprentissage, et non par la magie ! Cela dit, ceci pourra te mettre sur la bonne voie. Sur ce, au revoir, je dois remonter au Paradis, y a un film avec de Funès sur TF1 ! Tchousse, ma poule !". Et Dieu disparaît, laissant un petit ouvrage sur le sol de terre. Cet ouvrage, que l'on appelle vulgairement "dictionnaire Gros Roberts" est ouvert. Une définition est entourée tout de rouge vêtue :

"superfétatoire /sy.per.fe.ta.twar/ masculin (pluriel superfétatoires /sy.per.fe.ta.twar/)
1 - Qui est superflu, inutilement ajouté.
2 - (Médecine) Conception d'un second f½tus après le premier."
Je tombe à genoux, et implorant Dieu, je hurle, la voix chargée d'émotion "MERCI, DIEU ! Je n'oublierai jamais votre sagesse !".


FIN

C'est ainsi que ma connexion internet se remit mystérieusement à fonctionner le 25 Décembre au soir, après un mois et demi d'efforts vains et d'abnégation sans pareille.
Joyeux Noël à tout le monde, au passage !

# Posté le mardi 25 décembre 2007 15:43

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 14:35

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