Article réédité selon un subterfuge (plus discret) bien connu de Marc-Edouard Nabe

Et toujours :
- MYSPACE
- FACEBOOK
- ES-TU NORMAL(E) ?

Expéditeur : ...

Commentaire envoyé le : lundi 23 juin 2008 18:07

Article associé : Le stage de la peur Voir l'article Éditer l'article
et ta mere elle est bonne?fils de pute de tes morts ton pere il se fait ecore dessus
ta soeur


Au bon souvenir du baccalauréat, voici une petite explication de cet extrait littéraire.

Depuis 2002 et le lancement du projet "Skyblog" par la radio Skyrock, de nombreux individus de tous horizons ont eu le privilège et l'honneur de pouvoir s'exprimer via les blogs. Mais avant tout, qu'est-ce qu'un blog ? Pour les néophytes (qui ne devraient tout logiquement pas se trouver ici), un blog est une sorte de plate-forme virtuelle permettant à un utilisateur lambda de donner un certain nombre de renseignements inutiles (articles) à d'autres utilisateurs, bien que ces derniers n'en aient, pour parler poliment, rien à secouer. Dans le but d'offrir à tout inspiré (sic) la reconnaîssance qu'il mérite compte tenu de l'étendue de son imagination, l'espace commentaire fut créé.

Sans reconsidérer le cas de feu Paris8Depression, les dérives vinrent bien assez vite. Publicités, commentaires illisibles, messages d'insultes, parfois les 3 simultanément, ... Considérons le cas de notre jeune ami, prénommé délicieusement "..." par sa maman chérie. Dans bien des cas, d'aucuns auraient supprimé ce commentaire, sans chercher le moins du monde à comprendre le message profond laissé par le visiteur. Pourquoi ? Peur de la réaction d'autrui ? Révélation d'un secret d'Etat, que sais-je ? Quoi qu'il en soit, analysons le cas pathologique de "...".

Nous pouvons aisément noter l'effort d'écriture. En effet, le commentaire suscité compte 21 "mots", soit 14 de plus que la moyenne des commentaires déposés sur la plate-forme skyrock-blog (Sondage IPSOS). De plus, le message ne compte au final pas autant de fautes de style que cela : un accent grave à "père" et "mère", un dernier sujet ("ta soeur") resté sans suite, une probable coquille au mot "eNcore", une maîtrise douteuse de la syntaxe (signe de ponctuation en deux parties = un espace avant et un espace après), et c'est à peu près tout.

Passons sur le fait que notre invité ne voit l'utilité d'une virgule que sur le flanc de sa paire de baskets. Pour avoir autant d'aversion vis-à-vis la cellule familiale en générale, il semble établi qu'un père trop tactile ou encore une tante un peu malsaine peut traumatiser un enfant à vie. Mais il ne s'agît pas de nous laisser guider par l'émotion, nous ne sommes pas en face d'une toile de Duchamp ou de Jerôme Bosch (pas les perceuses), ou d'un album d'Eluvium.

De cette étude (peu poussée, j'en conviens), il est possible d'énoncer les deux vérités suivantes :
1 - On est pas près d'avoir fini de rigoler, sur skyrock.
2 - J'ai envie de faire caca.

Chanson du jour :
23/06/08 : MGMT - Time to Pretend
26/06/08 : The Dandy Warhols - Bohemian Like You
# Posté le lundi 23 juin 2008 13:00
Modifié le lundi 30 juin 2008 15:31

Nouvelle Star 2008 / Show Must Go On

Nouvelle Star 2008 / Show Must Go On
Dimitri

DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 09 Juillet 1988 à Albertville

AGE : 19 ANS

VILLE DE CASTING : LYON

PROFESSION : Etudiant


INTERVIEW VERITE


Ton caractère : Comic Sans MS, taille 14

Tes qualités : Pernicieux et Incohérent

Tes défauts : Exhaustif et Précis

Ce qu'on dit de toi : Que je suis le fils du malin.

Tes points forts : J'occupe mes réguliers trajets en train avec Mario Kart sur Nintendo DS.

Tes points faibles : Je plussoie mon concurrent. (NdMOI : "Les organes vitaux classiques : coeur, poumon, cerveau, bites.")

As-tu de l'expérience en chant ? : Si on considère la douche comme une salle de concert, oui. Sinon, rien, à part un Stairway to Heaven laborieux, dans un état lamentable il y a deux ans à la fête de la musique.

Joues-tu d'un instrument ? : Plein. Mais mal. Guitare, Ukulele, Harmonica, Flûte de pan, Percussions (= des coups sur une caisse à outils). Et beatbox, si ça compte.

Es-tu auteur/compositeur ? : Pour compositeur, pas encore. Je me contente de reprises, plus ou moins adaptées à ma sauce. Auteur, oui. J'ai quelques textes assez sympas qui attendent une musique sympatoche. Mes reprises se localisent aujourd'hui sur un (myspace, moins bordélique que skyblog music, au niveau du format d'envoi.

Danses-tu ? : Au grand bonheur de mes potentielles partenaires de danse, non.

Quel est ton univers musical ? : j'évolue assez vite. Pour faire simple, Rap, Pop Rock, Métal, Post-Rock, Acoustique, Electro-minimaliste. Chacun, d'une durée variable, et dont j'ai gardé plus ou moins d'éléments.

Quels sont tes artistes préférés ? : Pas spécialement de rapport entre eux, mais Radiohead, Oasis, Tété, Nirvana pour les connus, et sinon, Kings of Convenience, dEUS, Sunn O))), The Dandy Warhols, Sigur Ros, Stone Roses, Queen Adreena, Maserati, Death Cab For Cutie, Portishead, Babes in Toyland, Bark Psychosis, The Yeah Yeah Yeahs, ... (Règle n°1 : les références obscures font toujours bien dans une conversation).

Ta chanson préférée : The Loom, de Bark Psychosis. Tu fermes tes yeux, et t'écoutes. Un ou deux cachets d'Atarax peuvent aider éventuellement à une contemplation maximale de la chanson.

Pourquoi t'être inscrit à la Nouvelle Star ? 1. Pour pas laisser gagner Nicolas, il mérite pas, il a pas la gnac necessaire à ce genre d'aventure. 2. Pour pécho plus de meufs lol ! mdr ! ptdr ! dtc !

Ton membre du jury préféré : J'aime bien machin, là, avec la moustache. Tom Selleck.

Quel nom choisirais-tu pour ton premier album ? Je voulais l'appeler "Eponyme", mais visiblement, le nom est déjà pris. J'opterais alors sobrement pour "Tales about the marvellous world of puppies and rifle bullets" ("Histoires sur le monde merveilleux des chiots et des balles de fusil"). Titre en anglais, faut s'ouvrir à l'internationale, coco !

Quelle est la chose que tu ne pourrais pas sacrifier pour devenir Nouvelle Star ? En général, les candidats de télé-réalité ont une réponse toute formatée sur la question. Je vais donc ne pas me faire chier et répondre : mon intégrité.

Souhaiterais-tu faire partie d'un groupe ou chanter en solo ? Solo, histoire d'avoir la vedette pour moi tout seul, mais avec des musiciens, choristes et tout le tralala derrière, cachés dans l'ombre.

Avec quel artiste aimerais-tu partager un duo ? Sebastien Tellier. Je parie cela dit que je tiens moins bien l'alcool que lui.

Tes sports préférés ? Sport ?

Tes passions ? La nature, me prendre la pluie sur le coin de la gueule, les gens calmes, et les petits chats morts.

Ton livre préféré ? Récit d'un Branleur, de Samuel Benchetrit. Pas tant pour la qualité du livre en lui-même, mais plus pour le je m'en foutisme exacerbé de Benchetrit.

Ton chanteur préféré : Tété, direct. Autant pour la musique, les paroles, que pour la sincérité du bonhomme.

Ton acteur préféré : Marlon Brando dans Apocalypse Now (avec le passage de la main de son front à l'arrière du crâne, d'un air grave).

Comment gères-tu le stress ? Je ne le gère pas. Il me domine. Je suis sa soubrette. Ceci dit, je suis parfaitement incapable d'en donner la provenance. Mais j'ai mon ticket pour un ECG, et ça, ça n'a pas de prix !

Ton film préféré ? Pourquoi ? Banal : L'Effet Papillon. Parce qu'Ashton Kutcher, c'est le 70's Show, et le 70's Show, c'est bon.

Ta série préférée ? Weeds. Sans commentaires.

Ton idole ? Pourquoi ? Le Manneken Piss. J'ose pas imaginer la quantité de bière qu'il s'est enfilé pour pisser aussi longtemps.

Quel est ton plat préféré ? Les spaghetti à la carbonara ont bien souvent raison de mes contre-indications médicales.

Qu'est-ce que les gens seraient surpris d'apprendre sur toi ? Que je fais de la musique.

As-tu une passion autre que le chant ou la musique ? Non, la musique, c'est tout pour moi. Si je ne deviens pas la nouvelle star, je me forcerai à manger des veloutés 12 légumes de chez Royco pendant toute ma vie.

Es-tu superstitieux ? Sûrement pas, ça porte la poisse.

Si tu étais un animal ? Pourquoi ? Un autre que moi, tu veux dire ? Un Okapi, ça une bonne tête.

Si tu étais une fleur ? Pourquoi ? Fleur de sel, pour me jeter dans les yeux de quelques abrutis.

Quel est le moment de la journée que tu préfères et pourquoi ? Tout connement quand je me réveille en pleine nuit, et que je me rends compte qu'il me reste encore 3 heures à dormir. Le pied.


# Posté le samedi 26 avril 2008 18:28
Modifié le dimanche 27 avril 2008 06:44

Le jour où j'ai parlé italien avec un allemand en short.

Le jour où j'ai parlé italien avec un allemand en short.
Vu que Skyblog Music me fait chier à pas vouloir de mes mp3 enregistrés via Audacity, alors voilà !
NE CLIQUE PAS ICI

Et revoilà un article, un vrai, avec des couilles et tout. Pas un article tout con avec une vidéo de Dailymotion. Un vrai, quoi. A l'instar des "trip report" d'un certain punk ocaphile, je m'en vais ce soir vous narrer un "waiting-for-a-trip report". Scène en gare d'Annecy (Haute-Savoie), mais ici, nullement question de gothiques (cf 2 articles en arrière). Replaçons la scène. Magnéto, Serge.

16h30, je sors victorieux d'un énième partiel. Gestion Sociale, ce coup-ci. Assez humblement, je lance en sortant de la salle d'examen à qui veut l'entendre, c'est à dire pas grand monde : "bof, trop nul, faut vraiment être le Roi des Cons pour rater cette épreuve". L'assurance, c'est quelque chose que j'ai acquis progressivement, disons, ces 4 dernières années. Passé de la pénurie au surstock. J'en ai en rab, mais au lieu de pourrir, elle se mue en prétention et en nonchalance. Omettant la psychanalyse de bar à putes, je sais pas si, au final, j'ai raison sur ce coup-là. Mais dans le pire des cas, le titre de noblesse précité ne me dérangerait pas plus que ça.

Je rejoins la gare, du coup. Ayant une bonne heure à tuer avant le passage de mon TER préféré, je décide alors de m'enfiler quelques bières dans quelconque troquet local. Je choisis, sans doute par feignantise caractérisée, celui adjacent à la gare Annécienne. L'Alize, qu'il s'appelle. Je traverse la route sans regarder à gauche et à droite comme il est d'usage. Je force une 307 à freiner, et son conducteur à m'adresser un signe amical de la main, ou plus exactement du medium.

Pour la 8476ème fois, je tente de pousser la porte à battants, au lieu de la tirer. Pour la 8476ème fois, je la tire benoîtement, avant de rentrer et d'adresser un signe de la tête au patron-serveur du bar. Il m'a à la bonne, depuis qu'il y a quelques semaines, je l'ai écouté se plaindre pendant vingt bonnes minutes de la démission d'une serveuse en pleine période de vacances scolaires. J'avais hoché la tête négligement durant le temps du monologue, préoccupé par une question métaphysique, ou par le déshabillage mental de la fille qui venait d'entrer dans le bar à ce moment là, je sais plus. Lui s'était rendu compte de rien, le fait est qu'il était plutôt content d'avoir pu se confier à une oreille attentive comme moi.

Je m'installe au comptoir - depuis que j'ai découvert que les consommations y sont moins chères qu'assis à une table. Il s'approche pour prendre ma commande. J'ai vu à son oeil qu'il allait pas tarder à me raconter sa vie de merde. Puis finalement, non. Mauvaise langue que je suis. Je savoure mon demi-pêche, tranquillement. Quand soudain, j'entends une voix sortie tout droit du cinéma des années 40. Un allemand, facile 65 ans. Il aurait pu en avoir dix de plus, ou de moins, c'est pas ce qui aurait changé la face du monde. "Wo ist mein Kaffee ?", qu'il gueulait. Le patron-serveur, qui semblait maîtriser l'allemand aussi bien que la fierté de pas emmerder les autres avec ses problèmes, est monté d'un coup. Il a viré au rouge. "T'as fini de gueuler, oui ? Si tu continues, je te fous dehors". L'allemand a continué, en ricanant, et jouant connement avec son porte-clés-lampe, à éclairer la gueule du serveur. Il a aussi chuchoté quelques douceurs à son attention, sans doute pour prendre des nouvelles de sa famille. Puis il a sorti de sa poche un paquet de Dunhill. Il se tourne vers moi, et me mime l'utilisation d'un briquet. Je lui tends le mien en lui indiquant de sortir pour fumer sa douille, rapport au durcissement de la Loi Evin. Je dois à la vérité absolue dire qu'au départ, j'ai acheté ce briquet uniquement pour le prêter, au cas où une jolie fille me le réclamerait.

Quelques minutes plus tard, je quitte le bar, sous le regard froid du serveur, qui devait me repprocher de lui avoir passé mon briquet. Merde, l'allemand était tout de même sorti du bar grâce à moi ! Pour la 8476ème fois, je tente de tirer la porte à battants, au lieu de la pousser. Pour la 8476ème fois, je la pousse benoîtement, avant de sortir. L'allemand était là. Il me tend mon briquet, ainsi qu'une Dunhill. Il commence à déblatérer des trucs, je l'écoute attentivement, plaçant un "ya" de temps en temps. A aucun moment, j'ai osé lui dire que je ne comprenais pas un traître mot de ce qu'il baragouinait. Lui aussi était bien parti pour m'emmerder avec sa vie, mais au moins j'avais l'avantage de ne rien comprendre. De temps en temps, il resortait son petit porte-clés-lampe et éclairait un truc. De temps en temps aussi, quand la forme générée par le faisceau semblait lui convenir, il disait "electric". Sinon, il disait "nein". A un moment, il éclaire une vis sur un pilone. Le faisceau ressemble à une bite. Je lui dit "Ahhh ! Das electrique !". Du coup, il a rangé son truc, mais il a continué d'éructer dans la langue de Tokio Hotel. Assez vite, ça m'a gonflé, je lui ai tant bien que mal demandé s'il parlait une autre langue, D'autant qu'il me restait vingt minutes à attendre le bus, autant se marrer. "Ich speak French, Italian and English. And Ukrainian". Le voilà qui se met à parler italien, avec l'accent allemand. Tout compte fait, je préferais la VO non sous-titrée. Il parle de "mafia", d'"electric", de "polizei internazional", tout en montrant les TER ainsi qu'une cabine téléphonique. Je lui ai dit en italien que j'étais tout d'accord. Il semblait comprendre l'italien encore moins qu'il savait le parler.

Puis j'entends mon train entrer en gare. Des étoiles plein les yeux après cette rencontre pour le moins enrichissante, Je lui lance "Bye !", et je fonce dans un des wagons du suppositoire bleu, sur lequel était inscrit "TER Rhône-Alpes" ainsi que "Nique ta mère", à la bombe aérosol. Le train démarre alors, et met fin à une histoire sans égal.
# Posté le jeudi 27 mars 2008 16:55
Modifié le samedi 26 avril 2008 15:02

Jeunesse & toxicomanie

Jeunesse & toxicomanie
Es tu normal(e) ? Clique ici pour le savoir !!!

Le projet musical que le monde entier envie à la France est ici

GARE D'ANNECY, TERMINUS DE CE TRAIN


Ces gens assis ici, si silencieusement,

Six inconnus sur la banquette s'observant

S'emmerdent à ne rien faire.

Les uns jeuneuz'et vieux, loin de la gare,

D'autres en sombres costum' rougeuz'et noirs

Aigris et prépubères.



Les pauvres gens se guettent, à l'affût de loisirs,

Pistant le moindre geste, en ce train de martyrs,

La moindre distraction.

Le vieux lève les yeux, sur les gothiques

La vieille tousse. les autres yeux obliques

vers l'ancienne guenon.



Le vieux baisse les yeux, furtifs, ils atterissent

Sur les genous d'une proie fraîche aux belles cuisses.

Elle qui les offrait

Aux yeux de tous curieux, de tous pervers,

Les resserre génée, et les enterre,

Sous un drap écossais.



Le vieux regarde en l'air, et détourne les yeux,

du sévère reflet du cru regard de boeufs

que lui faisait la vieille.

Les gothiques amusés matent la scène,

Mais baiss' leurs yeux honteux, face à l'ancienne.

Puis tombent de sommeil...



Avec Tokyo Hotel, ils quittent le combat,

Mais c'est la guerre, impitoyable, entre les trois

Autres fous mercenaires.

La vieil' livre combats, en face d'elle

Bombarde du regard, la pauvre belle

Qui riposte en colère.



La belle attaque, à l'est, le pauvre et hideux vieux,

Lui lançant des éclairs de fureur et de feu.

Le vieux terrorisé

De sa folle rivale, en face ici

Cherche à s'allier à l'ouest, à sa Marie,

A négocier la paix.


Hommage à Philippe Khorsand, comédien français plus que sympathique : ICI
# Posté le mardi 19 février 2008 16:57
Modifié le lundi 25 février 2008 12:57

Un conte philosophique de Noël !

Un conte philosophique de Noël !
Ne clique surtout pas sur ce lien. Si toutefois tu ne résistes pas à la tentation, ajoute-moi en ami :D

D'habitude, je crois pas vraiment aux miracles. Aujourd'hui non plus, d'ailleurs. Ce qui m'arrive, c'est pas simplement un évènement isolé, comme une victoire de l'OM, ou une journée sans entendre parler de Sarkozy au JT. C'est plus comme quand tu désires vachement un truc. Tu le désires tellement, que ça n'arrive jamais. Alors découragé, tu n'y crois plus. Tu sombres dans l'alcool, les drogues dures, et les livres d'Henri-Irénée Marrou.

Puis un jour, au bord du gouffre, un halo de lumière apparut. En sort une voix qui me dit : "Pfffsshhhhh Luke, je suis ton père !". Je levai les yeux, et je vis un personnage avec la coupe de cheveux de Michael Jackson et la démarche d'Aldo Maccione. Je reposai délicatement mon assiette de psilocybes à moitié finie, en prenant soin de pas en foutre de partout. Et là, je me dressai inconsciement, et la voix teintée d'émotion, je dis : "qui es-tu ?". Il me répond d'un ton moqueur : "Mais je suis Dieu, superfétatoire personnage !". D'un regard tant admiratif qu'appeuré, je lui demande : "superfé-quoi ?". Il éclate de rire, et me renvoie au paragraphe suivant.

Pour faire le mariole, je lui dis "Mais Dieu est mort, bordel ! C'est Nietzsche qui l'a dit, par le biais du personnage Zarathoustra, dans son roman quasi-eponyme !". Dieu fronce les sourcils - qu'il avait d'ailleurs fort broussailleux, à la Henri Emmanuelli - et me lance un regard plein de mépris. Il ajoute même "pffffff !", des fois que j'aurais pas compris qu'il me méprisait. Après avoir soufflé, tel un truc qui souffle vachement, il me dit : "'tain, t'en dis, des conneries, toi ! Nietzsche est un blaireau de première !". Et là, je m'offusque : "je peux pas vous laisser dire ça, Dieu ! C'est mon mentor philosophique, et en plus, ça m'a pris trois mois pour arriver à orthographer correctement son nom.".

Le halo autour de Dieu prend alors une immonde couleur violette, et le maître du monde se déplace vers moi. "Qu'est-ce qui est vraiment important dans ta vie ?". Je réfléchis, mais Dieu continue de parler, alors du coup, tu peux pas réfléchir comme il faut. "L'amour ? L'argent ? La santé ? Les amis ? Le savoir ?" Question difficile à laquelle je me dois de répondre. Dieu poursuit : "Je suis prêt à exhaucer une de tes volontés, maintenant, alors choisis vite !". Je me mets à pleurer : "Mais comment pouvez-vous me demander une chose pareille, à brûle-pourpoint ?!". Dieu ricane : "tu as 10 secondes ! hahaha !". La reflexion est horrible, les 5 propositions faites par le Sage Homme étant pour moi d'égale importance. Et d'un coup, je relève la tête : "je sais ! je veux une connexion Livebox Orange (marque déposée) qui marche ! ça, c'est important !".

Devant tant de sagesse, Dieu s'inclina : "Soit ! Mais sache que la sagacité de ton choix m'émeut, alors je t'offre tout ce que tu souhaites pour la nouvelle année : Amour, Argent, Santé, Amis, Savoir, et surtout, une connexion Livebox Orange (marque déposée) qui marche.". Je me sentis pousser des ailes, à ce moment-là. Sensation de bien-être inexplicable : je me sens amoureux, riche, en bonne santé, et bien entouré. Je suis heureux. Soudain, je demande à Dieu : "Dieu, comment se fait-il que je me sente toujours aussi con et si peu cultivé ?". Dieu s'approche et me gifle : "Foutriquet ! Le savoir s'acquiert par le dialogue et l'apprentissage, et non par la magie ! Cela dit, ceci pourra te mettre sur la bonne voie. Sur ce, au revoir, je dois remonter au Paradis, y a un film avec de Funès sur TF1 ! Tchousse, ma poule !". Et Dieu disparaît, laissant un petit ouvrage sur le sol de terre. Cet ouvrage, que l'on appelle vulgairement "dictionnaire Gros Roberts" est ouvert. Une définition est entourée tout de rouge vêtue :

"superfétatoire /sy.per.fe.ta.twar/ masculin (pluriel superfétatoires /sy.per.fe.ta.twar/)
1 - Qui est superflu, inutilement ajouté.
2 - (Médecine) Conception d'un second f½tus après le premier."
Je tombe à genoux, et implorant Dieu, je hurle, la voix chargée d'émotion "MERCI, DIEU ! Je n'oublierai jamais votre sagesse !".


FIN

C'est ainsi que ma connexion internet se remit mystérieusement à fonctionner le 25 Décembre au soir, après un mois et demi d'efforts vains et d'abnégation sans pareille.
Joyeux Noël à tout le monde, au passage !
# Posté le mardi 25 décembre 2007 15:43
Modifié le mercredi 23 janvier 2008 14:35